Le constat est sans appel. L’hôtellerie-restauration traverse une crise profonde et durable. Selon les derniers chiffres du Conseil National des Greffiers des Tribunaux de Commerce, relayés par le GHR (Groupement des Hôtelleries et Restaurations de France), plus de 36 700 établissements CHRD ont disparu en 2025.
👉 Cela représente plus de 100 radiations par jour sur l’ensemble du territoire.
Pour les professionnels du secteur, ces chiffres confirment une réalité déjà bien connue : la fragilité économique du CHR reste extrême.
Des fermetures en légère baisse… mais toujours à un niveau critique
Avec 36 746 radiations en 2025, le chiffre recule légèrement par rapport au pic de 2024 (40 316).
Mais cette baisse est trompeuse.
Ce qu’il faut retenir
- 📉 Recul par rapport à 2024, mais
- 📊 Niveau nettement supérieur aux années pré-crise
- ⚠️ Une fragilité devenue structurelle, et non conjoncturelle
Comme le souligne Catherine Quérard, présidente du GHR, il ne s’agit pas d’une sortie de crise, mais bien d’une érosion continue du secteur.
Un solde négatif inquiétant pour le tissu économique local
En parallèle des fermetures, 29 801 créations d’entreprises CHRD ont été enregistrées en 2025.
Mais le calcul est simple :
- ➕ 29 801 créations
- ➖ 36 746 radiations
- ❌ Près de 7 000 établissements perdus en un an
👉 Le solde reste largement négatif, ce qui affaiblit durablement le maillage économique de proximité.
Des régions particulièrement touchées… mais aucun territoire épargné
Certaines régions concentrent une part importante des fermetures :
- Provence-Alpes-Côte d’Azur : –1 800 établissements
- Île-de-France : –1 370 établissements
- Occitanie
- Auvergne-Rhône-Alpes
Mais le message est clair : la crise est nationale.
Zones touristiques, centres-villes, zones rurales… aucun territoire n’est réellement épargné.
Les petits établissements en première ligne
Les radiations concernent majoritairement :
- cafés indépendants
- restaurants de proximité
- établissements saisonniers
- discothèques
- TPE familiales
Ces structures, souvent moins capitalisées, subissent de plein fouet la dégradation des conditions d’exploitation.
Les principales causes identifiées
- 🔌 Hausse des coûts de l’énergie
- 👥 Augmentation de la masse salariale
- 🏢 Pression sur les loyers commerciaux
- 📉 Baisse des marges
- 🔄 Difficultés de transmission et de reprise
Une accumulation de chocs qui laisse des traces durables
Depuis 2020, le secteur CHR a encaissé :
- un choc sanitaire
- une flambée inflationniste
- une tension économique persistante
Résultat : de nombreuses entreprises n’ont jamais retrouvé leur équilibre financier.
Les fermetures actuelles sont souvent la conséquence différée de plusieurs années de fragilisation.
Que peuvent faire les professionnels pour résister ?
Si les appels à l’action publique se multiplient, les exploitants doivent aussi agir sur les leviers internes.
Priorités pour préserver son activité
- optimiser les coûts d’exploitation
- investir dans du matériel professionnel fiable et économe
- améliorer la productivité en cuisine et en salle
- renforcer l’attractivité de l’établissement
- sécuriser la rentabilité avant la croissance
👉 Chaque gain opérationnel compte dans un contexte aussi tendu.
Le rôle clé de l’équipement professionnel dans la rentabilité
Dans un environnement sous pression, le choix du matériel CHR n’est plus un détail :
- équipements énergétiquement performants
- matériels durables et réparables
- solutions adaptées au volume réel d’activité
- investissements raisonnés, orientés retour sur investissement
Chez materielhoreca.com, nous accompagnons les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie avec une approche pragmatique : mieux s’équiper pour mieux résister.
En conclusion : un secteur sous tension, mais pas sans solutions
Les chiffres du GHR sont alarmants, mais ils rappellent une réalité essentielle :
👉 la survie passe par l’adaptation, l’optimisation et la rigueur de gestion.
Si l’État et les collectivités ont un rôle majeur à jouer, chaque exploitant peut encore agir sur :
- ses charges
- son organisation
- ses investissements
Dans un secteur en mutation, les établissements les mieux structurés et les mieux équipés seront les plus résilients.