Incendies : le gouvernement assouplit les règles de l’activité partielle pour les saisonniers

Les incendies qui ont frappé plusieurs régions françaises en plein été ont bouleversé la saison touristique. Hôtels, restaurants, campings, cafés et établissements de loisirs ont dû faire face à des évacuations, des fermetures temporaires et une baisse importante de la fréquentation.

Pour répondre à cette situation exceptionnelle, le ministère du Travail a actualisé, le 31 juillet 2026, ses consignes concernant l’activité partielle des salariés saisonniers. Cette évolution apporte davantage de souplesse aux employeurs du secteur HORECA, particulièrement dépendants des contrats saisonniers durant la période estivale.

Que changent ces nouvelles mesures ? Quels sont les droits des employeurs et des salariés ? Voici ce qu’il faut retenir.


Pourquoi cette évolution était attendue ?

L’hôtellerie-restauration fait largement appel aux contrats saisonniers pendant l’été.

Or, les incendies ont entraîné de nombreuses difficultés :

  • fermeture de certains établissements ;
  • évacuation de zones touristiques ;
  • baisse brutale des réservations ;
  • reports de séjours ;
  • diminution de l’activité.

Dans ce contexte, de nombreux employeurs se sont retrouvés avec des contrats déjà signés, mais sans possibilité de faire travailler leurs futurs collaborateurs.

Les premières réponses du ministère, publiées le 28 juillet 2026, étaient jugées trop restrictives. Elles ont donc été revues quelques jours plus tard.


Une position plus souple pour les contrats saisonniers

Le ministère distingue désormais plusieurs situations selon l’état d’avancement du contrat de travail.

Cette clarification offre davantage de solutions aux entreprises confrontées aux conséquences des incendies.


Première possibilité : reporter le début du contrat

Lorsque le contrat est signé mais que l’activité ne permet plus d’accueillir le salarié, l’employeur peut désormais proposer un report du début du contrat.

Cette solution est possible si :

  • les deux parties sont d’accord ;
  • un avenant au contrat est signé.

Ce report peut permettre de préserver l’emploi tout en laissant le temps à l’activité de reprendre progressivement.


Deuxième possibilité : mettre fin au contrat d’un commun accord

Si le report n’est pas envisageable, une autre solution existe.

L’employeur et le salarié peuvent décider ensemble de mettre fin au contrat avant son exécution.

Il est important de rappeler que :

  • cette rupture doit être acceptée par les deux parties ;
  • la rupture conventionnelle n’est pas applicable aux contrats à durée déterminée (CDD).

Le Code du travail prévoit toutefois la possibilité de rompre un CDD d’un commun accord.


L’activité partielle devient accessible dans davantage de situations

La principale évolution concerne l’accès au dispositif d’activité partielle.

Si le contrat a déjà commencé

Lorsque le salarié a commencé son activité, l’employeur peut demander son placement en activité partielle si les conditions sont réunies.

Cette mesure permet de maintenir le contrat tout en bénéficiant du dispositif d’indemnisation prévu par l’État.


Si le contrat n’a pas encore débuté

C’est ici que le ministère apporte une véritable nouveauté.

À titre exceptionnel, un salarié dont le contrat n’a pas encore commencé peut désormais bénéficier de l’activité partielle à certaines conditions.

Le salarié doit notamment :

  • avoir signé un contrat avec le même employeur cette année ;
  • avoir déjà travaillé pour ce même employeur lors des saisons 2024 et 2025.

Autrement dit, cette mesure vise principalement les saisonniers fidèles qui reviennent chaque année dans le même établissement.


Une mesure pensée pour fidéliser les équipes

Dans l’HORECA, conserver ses saisonniers expérimentés représente un véritable enjeu.

Ces collaborateurs connaissent déjà :

  • les procédures de l’établissement ;
  • les équipements ;
  • les équipes ;
  • les attentes de la clientèle.

Pouvoir préserver ces emplois malgré une catastrophe naturelle constitue donc un avantage important pour préparer la reprise de l’activité.


Quels bénéfices pour les professionnels de l’HORECA ?

Cette évolution apporte plusieurs avantages aux employeurs.

Elle permet notamment de :

  • limiter les ruptures de contrats ;
  • conserver des collaborateurs qualifiés ;
  • adapter plus facilement les effectifs ;
  • sécuriser une partie des coûts salariaux ;
  • préparer la reprise de la saison.

Dans un contexte où le recrutement reste difficile, cette souplesse constitue un soutien apprécié par les professionnels.


Une bonne organisation reste indispensable

Même avec ces nouvelles possibilités, les établissements doivent continuer à anticiper les situations de crise.

Quelques bonnes pratiques permettent de mieux gérer les périodes exceptionnelles :

  • maintenir un dialogue régulier avec les salariés ;
  • informer rapidement les équipes en cas d’évolution de la situation ;
  • conserver une documentation administrative complète ;
  • suivre les communications des autorités ;
  • adapter les plannings en fonction de l’activité réelle.

Une gestion rigoureuse facilite la prise de décision lorsque les circonstances évoluent rapidement.


Des équipements performants pour accélérer la reprise

Préserver les emplois est essentiel, mais disposer d’un établissement opérationnel l’est tout autant.

Lorsque l’activité redémarre, les équipes doivent pouvoir compter sur des équipements professionnels fiables :

  • cuisines professionnelles performantes ;
  • armoires réfrigérées ;
  • fours professionnels ;
  • cellules de refroidissement ;
  • meubles inox ;
  • équipements de préparation alimentaire.

Chez Materiel Horeca, nous accompagnons les restaurants, hôtels, cafés, campings et collectivités avec des solutions conçues pour améliorer l’efficacité des équipes et faciliter la reprise après une période d’activité réduite. Un matériel robuste et performant contribue à offrir un service de qualité dès le retour des clients.


Ce qu’il faut retenir

La mise à jour du ministère du Travail apporte davantage de flexibilité aux entreprises touchées par les incendies, notamment celles qui emploient de nombreux saisonniers.

Les principaux points à retenir sont :

  • un contrat saisonnier peut être reporté d’un commun accord grâce à un avenant ;
  • un CDD peut être rompu d’un commun accord lorsque les deux parties l’acceptent ;
  • les salariés ayant déjà commencé leur contrat peuvent être placés en activité partielle si les conditions sont réunies ;
  • à titre exceptionnel, certains saisonniers dont le contrat n’a pas encore débuté peuvent également bénéficier de l’activité partielle, notamment lorsqu’ils travaillaient déjà pour le même employeur lors des saisons précédentes ;
  • ces nouvelles règles permettent aux établissements HORECA de mieux préserver leurs équipes et de préparer plus sereinement la reprise de leur activité.

Face à des événements climatiques de plus en plus fréquents, cette évolution illustre la volonté des pouvoirs publics d’adapter les dispositifs d’aide aux réalités du terrain. Pour les professionnels de l’HORECA, elle constitue un levier supplémentaire pour protéger leurs collaborateurs, sécuriser leur organisation et maintenir leur capacité à accueillir les clients dès que les conditions le permettent.