Travail le 1er mai : une menace réelle pour les restaurants français ?

Le travail le 1er mai revient au cœur du débat législatif, et cette fois, les CHR sont directement dans la ligne de mire.
Le Groupement des Hôtelleries et Restaurations de France (GHR) tire la sonnette d’alarme face à une proposition de loi jugée trop restrictive, qui pourrait entraîner des fermetures massives de restaurants dès le 1er mai 2026.

Décryptage d’un sujet brûlant pour les professionnels de l’hôtellerie-restauration.


1er mai et restauration : un cadre juridique de plus en plus flou

En France, le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé, selon le Code du travail.
Toutefois, une dérogation existe pour les entreprises qui ne peuvent interrompre leur activité.

Le problème ?

  • ❌ La loi ne précise pas clairement quels secteurs sont concernés
  • ❌ Aucun décret n’encadre précisément cette dérogation
  • ❌ Une ancienne position ministérielle favorable aux CHR a été remise en cause par la Cour de cassation

Résultat :
👉 contrôles, verbalisations, insécurité juridique pour les restaurateurs.


Une proposition de loi qui inquiète fortement le GHR

Pour clarifier la situation, des parlementaires ont déposé une proposition de loi, examinée à l’Assemblée nationale le 22 janvier.
Mais le remède pourrait être pire que le mal.

Ce que prévoit le texte

Seuls les salariés volontaires, ayant donné leur accord écrit, pourraient travailler le 1er mai.

Sur le papier, cela semble protecteur.
Dans la réalité du terrain, c’est hautement problématique.


Pourquoi cette mesure menace l’ouverture des restaurants

Selon Catherine Quérard, présidente du GHR, cette obligation fait peser un risque majeur de fermeture massive.

Les impacts concrets pour le secteur CHR

  • 📉 impossibilité de constituer une équipe complète
  • 🔒 fermeture contrainte de nombreux établissements
  • ⚠️ perte de chiffre d’affaires sur une journée clé
  • 📊 fragilisation accrue d’un secteur déjà en crise

Rappelons-le : plus de 100 établissements CHRD disparaissent chaque jour en France.


Une mesure pénalisante pour tous

Le GHR souligne que cette proposition de loi serait contre-productive à tous les niveaux.

Les perdants de cette réforme

  • Les restaurateurs
    Déjà sous pression (énergie, salaires, loyers), ils subiraient une contrainte supplémentaire.
  • Les salariés
    Moins d’heures travaillées, surcharge avant/après, perte de revenus.
  • Les clients et touristes
    Restaurants fermés un jour férié majeur.
  • L’image de la France
    Une exception négative à l’échelle européenne et mondiale.

👉 Dans la majorité des pays comparables, les restaurants sont ouverts le 1er mai, avec des règles claires et équilibrées.


Une mobilisation totale du GHR

Face à l’urgence, le GHR a engagé une mobilisation tous azimuts :

  • rencontres avec les cabinets des ministres du Travail et du Tourisme
  • saisines de Matignon et de l’Élysée
  • échanges avec le rapporteur de la loi, Thibault Bazin
  • travail actif sur des amendements

Objectif : sauver le 1er mai 2026 pour la restauration française.


La position du GHR : claire et équilibrée

Contrairement à certaines idées reçues, le GHR ne demande pas la suppression du 1er mai.

Ce que demande réellement la profession

  • ✔️ sécuriser juridiquement le travail le 1er mai
  • ✔️ maintenir la protection symbolique de ce jour
  • ✔️ permettre l’ouverture des restaurants sans condition de volontariat écrit
  • ✔️ offrir un cadre clair, stable et applicable

👉 Un modèle comparable à celui de la boulangerie ou d’autres secteurs dérogatoires.


Ce que les restaurateurs doivent anticiper dès maintenant

Dans ce contexte incertain, les exploitants doivent rester vigilants et proactifs :

  • suivre l’évolution législative
  • anticiper les impacts sur l’organisation du travail
  • optimiser la rentabilité des jours à forte fréquentation
  • s’appuyer sur des partenaires professionnels fiables

Équipement et organisation : des leviers clés en période de tension

Quand chaque journée d’ouverture compte, l’efficacité opérationnelle devient essentielle :

  • matériel fiable et productif
  • équipements adaptés aux pics d’activité
  • réduction des pertes de temps et d’énergie
  • meilleure organisation des équipes

Chez materielhoreca.com, nous accompagnons les professionnels CHR avec des solutions pensées pour travailler mieux, même dans un cadre réglementaire contraint.


En conclusion : un enjeu stratégique pour la restauration française

Le débat sur le travail le 1er mai dépasse la simple question juridique.
Il touche à :

  • la survie économique des établissements
  • l’attractivité touristique du pays
  • la réalité du terrain vécue par les restaurateurs

👉 Sans cadre clair et réaliste, c’est tout un pan de la restauration française qui risque de rester portes closes.

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